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Comment reconnaitre le goût de bouchon ?

Que vous soyez de véritables amateurs de bon vin ou novices en la matière, vous connaissez forcément le fameux rituel qui entoure l’ouverture d’une bouteille de vin. Au restaurant ou entre amis, une personne du groupe est désignée pour goûter le breuvage sacré. L’objectif n’est pas de déterminer si celui-ci plaît d’une manière générale – on ne va évidemment pas renvoyer en cuisine un vin sous prétexte qu’on ne le trouve pas assez puissant, ou un peu vert…

En revanche, un élément vous permettra d’échanger la bouteille inconditionnellement : le fameux goût de bouchon. On en a tous entendu parlé, et fort est à parier qu’on en a déjà fait l’expérience aussi !

D’où vient le goût de bouchon ?

C’est un sommelier qui me l’a expliqué : le goût de bouchon est lié à des champignons présents dans le liège. Ils apparaissent selon l’origine du chêne, les maladies qu’il a pu avoir, la qualité du tubage ou la succession des bains de trempage. Certains bouchons développent ainsi, au contact du vin, des goûts indésirables qui contaminent le vin tout entier assez rapidement.

Cela peut arriver sur des vins jeunes ou moins jeunes, et la proportion de vins bouchonnés est assez importante : En effet, le goût de bouchon concernerait entre 2% et 10% des vins commercialisés dans le Monde !

AU MOINS 2% DES VINS COMMERCIALISÉS SONT BOUCHONNÉS

Mais alors, pourquoi est-il si rare de voir une bouteille renvoyée lors de la première dégustation ? C’est simple : la plupart des gens ne savent pas faire la différence entre un vin bouchonné et un vin qui ne leur plaît tout simplement pas. Notre bonne éducation nous empêche, dans le dernier cas, de faire autre chose qu’un hochement de tête accompagné d’un sourire.

Heureusement, savoir repérer un goût de bouchon, ça s’apprend. D’ailleurs, il suffit d’avoir su le reconnaître une fois pour devenir imbattable sur la question.

Voici les 3 étapes à suivre pour reconnaître un vin bouchonné.

L’arme du crime : le bouchon

Lors de l’ouverture de la bouteille, sentez le bouchon fraichement ouvert, côté vin – appelé “miroir”. On parle ici des bouchons en liège, mais notez qu’un goût de bouchon est tout à fait possible sur des vins à capsules synthétiques.

Si le bouchon a une odeur de fruit, nous sommes sur la bonne voie. Une odeur aigre, d’humidité ou qui pique un peu ? Continuez l’exploration : il est possible que ce vin soit bouchonné…

Bien sûr, il est plus délicat de demander à sentir le bouchon au restaurant… Dans ce cas, passez directement à l’étape suivante.

L’odeur du vin

Il est temps de faire les fameux gestes qui font passer tous les Français pour de véritables “connoisseurs”, comme on dit Outre-Atlantique ! 😉

Faites tourner la petite quantité de vin servie dans votre verre, pour dégager tout son arôme. Là, reportez-vous au paragraphe précédent : Cette étape doit vous conforter dans votre première impression. Une odeur de fruit sera engageante, tandis qu’une odeur d’humidité, de sous-bois, bref, de champignon, vous alertera.

Mais gardez votre verdict pour la dernière étape.

Le goût du vin

Enfin, le moment est venu de goûter le vin ! Alors, comment reconnaître un vin bouchonné au goût ?

Le goût de bouchon, tout comme son odeur, donnera une sensation de moisi. En lieu et place de la satisfaction habituellement ressentie lorsque l’on goûte un bon vin, il persistera un doute. L’impression de boire un vin plat, terreux, aigre ou acide. Un vin bouchonné, c’est un vin qui ne fait plus envie.

Vous n’êtes pas sûr(e) de vous ? Demandez un deuxième avis autour de la table.

En cas de goût de bouchon confirmé, oubliez le hochement de tête poli et demandez à changer la bouteille – ce qui est valable aussi chez votre caviste. Voilà, vous avez désormais tous les éléments en main pour ne plus passer à côté d’une bonne bouteille de vin !